Alphabétisation des émotions chez les Premières Nations

Objectifs de l'outil

Permettre aux enseignant·e·s de développer la littératie émotionnelle chez leurs élèves grâce à des activités concrètes et à des outils utiles.
Alphabétisation des émotions chez les Premières Nations

Description brève de l'enjeu

À travers la socialisation genrée et les stéréotypes liés au genre, les enfants apprennent que les filles sont sensibles, émotives, et que les garçons ne pleurent pas, sont durs et ne montrent pas leurs émotions. Cela a un impact sur la littératie émotionnelle des garçons et des filles : dès l’âge de 7 ans, les filles sont déjà capables de nommer davantage de synonymes pour décrire une diversité d’émotions, tandis que les garçons ne peuvent en trouver que quelques-uns pour décrire la colère (BBC, 2018). Améliorer la littératie émotionnelle des élèves, en particulier chez les jeunes garçons, peut non seulement les aider à se sentir mieux, mais aussi créer des conditions favorables à l’apprentissage (Blanchet, 2019).

Comme l’affirme Blanchet (2019, p. 26) dans un article sur l’apprentissage social et émotionnel chez les élèves des Premières Nations au Québec, de nombreuses études ont démontré les avantages d’inclure ce type d’apprentissage dans les programmes scolaires (Shanker, 2014 ; Taylor, Oberle, Durlak et Weissberg, 2017). Elle ajoute que dans de nombreux établissements d’enseignement autochtones, la mise en place d’un environnement scolaire positif et bienveillant est essentielle au bien-être et à la réussite scolaire des élèves. Certains d’entre eux ayant grandi dans un manque de sécurité affective et ayant subi des traumatismes intergénérationnels, ils ont besoin d’une attention soutenue (Clarke, 2007).

Apprendre aux enfants à exprimer leurs émotions est un défi quotidien, mais y consacrer du temps favorisera le développement de la dimension émotionnelle de l’enfant, créera des conditions favorables à l’apprentissage (Blanchet, 2019), améliorera ses comportements relationnels, réduira son stress et augmentera sa capacité d’apprentissage (Taylor et al., 2017).

La Fondation Jasmin Roy (maintenant Fondation Isabelle et Luc Poirier), en collaboration avec le Centre des Premières Nations Nikanite et le Secrétariat aux affaires autochtones, a mis au point des outils pédagogiques visant à favoriser l’apprentissage social et émotionnel chez les élèves autochtones du Québec. Vous trouverez dans la section Documents ci-dessous deux affiches que vous pouvez accrocher dans votre classe pour aider les élèves à gérer leurs émotions lorsqu’elles surgissent. Les affiches sont disponibles en anglais, en français et en mi’gmaq (ainsi que dans d’autres langues autochtones), et des versions personnalisables sont également disponibles. Elles sont accompagnées d’un guide de l’enseignant, disponible en anglais et en français.

Documents

Affiche des besoins [FR]
Taille du fichier: 168 Ko (image/jpeg)
Affiche des émotions [FR]
Taille du fichier: 526 Ko (image/jpeg)
Emotions Poster [Mic]
Taille du fichier: 618 Ko (image/jpeg)
Affiche des besoins personnalisable
Taille du fichier: 614 Ko (image/jpeg)
Affiche des émotions personnalisable
Taille du fichier: 487 Ko (image/jpeg)

Références

Blanchet, P. (2019). Social and Emotional Learning Among Indigenous Students in Quebec: an Educational Tool Adapted to their School Realities. Journal of Perseverance and Academic Achievement for First Peoples, 3, 26-29. https://core.ac.uk/reader/224994304#page=26

Jasmin Roy Foundation. (2019). Alphabétisation des émotions chez les Premières Nations. https://fondationjasminroy.com/en/initiative/alphabetisation-des-emotions-chez-les-premieres-nations/

Clarke, H. (2007). Programme de compétence et de sécurité culturelles dans la profession infirmière autochtone. Vivre dans la dignité et la vérité. Ottawa, Canada : Association des infirmières et des infirmiers autochtones du Canada.

Taylor, R. D., Oberle, E., Durlak, J. A. et Weissberg, R. P. (2017). Promoting Positive Youth Development Through School-Based Social and Emotional Learning Interventions: A Meta-Analysis of Follow-Up Effects. Child Development, 88, 1156–1171. https://doi.org/10.1111/cdev.12864